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Télémarketing - enquêtes - études

« Télé-enquêteur, ce n’est pas toujours un job facile ! »

Etudiante le jour, Cyliane Caplain, 22 ans, est télé-enquêtrice le soir, depuis trois ans. Elle travaille pour une entreprise assurant la mesure d’audience des principaux médias audiovisuels. Un job difficile, mais qui lui a appris à gérer son stress. Elle répond à nos questions.


En quoi consiste ton travail ?

Pour calculer l’audimat, j’appelle des personnes pour savoir ce qu’ils écoutent à la radio et ce qu’ils regardent à la télé.

Combien d’heures travailles-tu par semaine ?

J’ai un CDI de 20 h. Je travaille 5 jours sur 7, mais les heures peuvent être effectuées aussi le dimanche. Je n’ai pas de jours de repos fixes, cela varie chaque semaine. Nous recevons un planning au mois. En général, je suis au téléphone de 17 h 30 à 21 h 30. Mais en cas de besoin, je peux déposer une indisponibilité.



Quelle est la rémunération ?

Je perçois un peu plus du Smic horaire avec l’ancienneté. Nous avons aussi une prime de présence qui récompense l’assiduité. Il existe également une prime de performance. Celle-ci dépend notamment du nombre d’appels effectués.

Est-ce un job difficile ?

Être au téléphone est, selon moi, plus valorisant que de travailler dans un fast-food. En général, ça se passe plutôt bien lors des communications. Mais il arrive, surtout à partir de 21 h, que les gens se montrent peu aimables. Certaines personnes me raccrochent au nez ou pire… Ce n’est pas très agréable ! Nous avons aussi un certain nombre d’appels à passer par soir. Il est vrai qu’on nous met parfois la pression. Le quota est d’environ 100 appels par région. Elles sont définies selon leur indicatif : 01 pour l’Ile-de-France, 02 pour le nord-ouest etc.

Que tires-tu de cette expérience ?
Je veux devenir professeur des écoles et ce job m’a appris à devenir plus patiente. Une qualité nécessaire pour mon futur métier. Cette expérience m’a aussi permis de me responsabiliser, car c’est mon premier job dans une entreprise. Je sais également mieux gérer mon stress et relativiser les situations. Je prends du recul désormais. Au début, j’avais un peu peur. Et puis, au bout d’un mois, je maîtrisais mieux le matériel, et surtout mon stress ! J’ai confiance en moi et j’ai développé une certaine aisance à l’oral. Je crois que le plus important est de ne pas avoir peur des gens au téléphone. Après tout, ce sont des inconnus.

Propos recueillis par Gwendoline Yzèbe