Serveur à Londres

Dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, l’envoi de CV n’est pas toujours utile. Pour travailler
en tant que serveur, plongeur ou portier, vous pourrez facilement apprendre
sur le tas, à condition de faire preuve de courage et d’obstination.
Pour ces jobs, il est préférable de se présenter directement
dans les cafés, restaurants, hôtels ou discothèques. Le contact direct
vous permettra non seulement de montrer qui vous êtes, mais aussi
de voir à qui vous avez affaire. Regardez le cadre, la clientèle, renseignez-
vous sur les conditions de travail et, si vous le pouvez, posez
quelques questions à l’un des employés. Mais surtout, n’acceptez un
emploi que si l’on vous embauche en toute légalité. Refusez les offres
du style « pour le salaire, on s’arrangera » ou « pas de problème, on
signera votre contrat la semaine prochaine », car vous pourriez être
amené à le regretter en cas de contrôle ou d’accident du travail !
Côté rémunération
Les salaires proposés ne seront sûrement pas à la hauteur de
vos attentes. Dites-vous que dans certains pays, où l’usage du
pourboire est généralisé, le personnel de salle réussit à augmenter
confortablement ses revenus. C’est le cas, entre autres, au Royaume-
Uni ou aux Etats-Unis. Le tip (pourboire) est entré dans les moeurs, et il
paraît inconcevable de ne pas laisser au moins 10 % du montant total
de l’addition pour le service, à condition que celui-ci ait été rapide et
souriant. Il devient alors facile de doubler, voire tripler son salaire !
Afin d’améliorer ses résultats en langue vivante, Ketti, lycéenne
en banlieue parisienne, décide de partir un été à Londres.
Son ambition est claire : « devenir excellente en anglais. »
Après avoir demandé conseil à des amis ayant vécu le même
genre d’aventure, à ses professeurs, au documentaliste et à la
conseillère d’orientation de son lycée, Ketti écarte très vite l’idée
du séjour linguistique. « Je suis trop indépendante pour ce genre
de voyage : je n’ai pas forcément envie de subir un programme,
des jeunes de mon âge et une famille d’accueil avec laquelle
je ne suis pas certaine de m’entendre. » Pour joindre l’utile à
l’agréable, à savoir la pratique d’une langue étrangère tout en
gagnant sa vie, Ketti épluche les petites annonces, se rend au
CIDJ et au CIO de sa ville.
Très vite, son choix s’arrête sur un emploi de serveuse. « J’avais
souvent travaillé en tant qu’extra pour avoir un peu d’argent de
poche, explique-t-elle. Cette expérience m’a aidée à décrocher
un boulot dans un salon de thé en plein Soho. J’ai trouvé
l’annonce au British Council à Paris, où je m’étais rendue sur
les conseils de mon prof. »
Afin de dénicher le job d’été qui vous convient, ne négligez
aucune piste, et surtout parlez-en autour de vous : de nombreux
adultes peuvent vous aider. Au final, l’expérience est souvent
concluante. Il ne faut bien sûr pas partir dans l’espoir de faire
fortune, car l’eldorado ne se trouve que très rarement de l’autre
côté de la Manche. « Je ne gagnais vraiment pas beaucoup,
raconte Ketti, mais les pourboires étaient intéressants et me
permettaient de payer la chambre que je partageais avec une
Irlandaise de mon âge. J’étais partie avec quelques économies, je suis revenue sans un sou, mais avec des tonnes de souvenirs
dans mes valises et dans ma tête. » |
Extrait de Trouver un job ou un stage à l’étranger , aux éditions Studyrama.