Jobs etudiant

Jobs saisonniers

Objectif jobs d’été

À vos marques... Prêt ? Partez ! La course aux jobs d’été est lancée. Comme on le dit toujours : « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Alors, avant de déposer vos candidatures, voici tout ce qu’il faut savoir sur les emplois saisonniers et les secteurs qui recrutent.

Infos utiles

Qui dit job d’été, dit contrat à durée déterminée (CDD) parce que comme nous l’indique le Code du travail (Art. L.122-1-1) : « (...) l’activité touristique caractérisée par un accroissement du nombre des visiteurs, chaque année à des dates à peu près fixes, permet la conclusion de contrats à durée déterminée successifs couvrant les 5 ou 6 mois de l’année pendant lesquels l’afflux de visiteurs est plus important. »
Votre contrat doit vous être remis dans les deux jours suivants votre embauche. Ne commencez pas à travailler sans ! Lisez-le attentivement, veillez à ce que toutes les informations concernant l’employé (vous), l’employeur et les conditions de travail, y figurent.
Vous êtes considéré comme n’importe quel autre salarié de l’entreprise et êtes donc soumis aux mêmes règles ; vous bénéficiez également des mêmes avantages (jours fériés, pauses, cantine).
Depuis le 1er juillet 2007, le SMIC horaire est de 8,44 €, soit 1 280,07 € bruts/mois pour 35 h hebdomadaires).
Votre rémunération ne peut être inférieure et doit être précisée sur le bulletin de salaire. (Le salaire brut indiqué ne comprend pas la prime de précarité et les congés payés que vous toucherez à la fin de votre contrat.) Vous ne pouvez pas travailler plus de 48 h/semaine, c’est la durée hebdomadaire maximale légale.
Vous avez droit à une journée de repos par semaine.

Exonération d’impôt
« Afin d’encourager les jeunes à travailler pendant leurs vacances scolaires ou universitaires, et leur permettre ainsi d’avoir une première expérience du monde du travail, les salaires qui leur sont versés au titre d’une activité exercée pendant leurs congés scolaires ou universitaires sont exonérés d’impôt sur le revenu dans la limite de 2 fois le montant mensuel du SMIC : il s’agit là d’une limite annuelle valable pour l’ensemble des rémunérations perçues par un jeune au titre des emplois de vacances occupés au cours d’une même année. Cette exonération joue aussi bien si le jeune est imposable en son nom propre que s’il est rattaché au foyer fiscal de ses parents ».
(Source : www.travail.gouv.fr )


Des jobs à gogo



L’hôtellerie restauration. C’est un secteur qui fait appel à de nombreux saisonniers.
Pléthore de jobs vous attendent : serveur, barman, bagagiste, portier, veilleur de nuit, femme de chambre, réceptionniste, commis de cuisine, accueil et services dans les fast-foods, parcs d’attraction, discothèques, etc.
Les premières expériences dans le milieu sont souvent souhaitées, cela dit ça ne devrait pas être un obstacle pour autant. Bien souvent, la maîtrise de l’anglais s’avère indispensable. Adressez-vous à l’ANPE, aux offices de tourisme, aux hôtels, restaurants, cafés, fast-foods et autres pour accéder aux offres d’emploi.

Commerce, vente, distribution.
Si il y a un job d’été incontournable, c’est bien celui d’hôte/hôtesse de caisse. Pendant l’été, le libre service, les grandes et moyennes surfaces recrutent énormément d’étudiants, bien souvent pour remplacer le personnel parti en congés.
Postulez le plus tôt possible. Ne pas avoir d’expérience professionnelle ne vous mettra pas sur le banc de touche. Vous saisirez le prix des articles achetés par les clients et procéderez à l’encaissement. Selon la nature et la taille du magasin, vous pouvez être amené à faire de la mise en rayon, à accueillir et informer les clients. Le sourire et le sens de l’accueil sont de rigueur. Ce job peut être exténuant, cela dépend de vos horaires et de la taille du magasin, il faut être assez résistant au stress et rester vigilant.
Si être à la caisse ne vous enchante pas, optez plutôt pour le job de manutentionnaire (mise en rayon des produits, stocks).

Le secteur agricole.
De mi-mai à fin octobre, les exploitants des régions agricoles et viticoles de France ont besoin de main d’œuvre supplémentaire. Partez à la cueillette ou aux vendanges selon le climat et le calendrier.
Si vous êtes majeur, libre à cette période et que vous n’avez pas peur d’avoir des courbatures, lancez-vous à l’assaut des pommes, poires, abricots, maïs, pêches, pruneaux, cerises, céréales, melons, laitues, etc.
Faire les vendanges, ça vous dit ? Vous n’avez pas la main verte ? Ce n’est pas un problème puisque les connaissances et les gestes techniques s’acquièrent rapidement.

Le coupeur (vendangeur ou cueilleur) cueille les raisins à la main et passe la journée courbé entre les pieds de vigne. Le porteur, quant à lui, déverse sa hotte ou sa brouette de raisins dans la benne du tracteur (très physique, donc plutôt réservé aux hommes).
Sur le site de l’ANPE, on apprend qu’il existe un contrat spécial - le contrat vendanges - qui est signé par le vendangeur et le viticulteur (ou la société de placement). Vous trouverez plein d’offres d’emploi sur ce même site (code métier : 41117).
Vous serez rémunéré au SMIC.
Les régions qui recrutent : Aquitaine, Bourgogne, Alsace, Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, etc.
À lire : Tout savoir sur le "contrat vendanges"
Travailler en milieu hospitalier.
Avis aux étudiants en médecine et de filières paramédicales, les hôpitaux recrutent des agents de services hospitaliers (ASH) à chaque période estivale.
Votre rôle consistera à vous occuper de l’entretien des locaux, du matériel, de l’hygiène, de distribuer les repas des malades, travailler en cuisine ou encore être brancardier, en fonction du service où vous serez affecté.
C’est un travail éreintant, pas très bien payé mais riche en expériences personnelles et professionnelles. C’est également une excellente façon de vous confronter à la réalité du milieu. Vous pouvez être du matin - de 7 h à 14 h 30 - ou bien de l’après-midi - de 13 h 30 à 21 h.
Déposez votre candidature le plus tôt possible, directement au service recrutement des établissements qui vous intéressent.
Sachez toutefois qu’il est très difficile de décrocher un job dans le milieu hospitalier puisque la priorité est donnée aux enfants du personnel. Vous serez rémunéré au SMIC et si vous travaillez le week-end vous recevrez des primes.

Transport.
Votre permis A ou B en poche, pourquoi ne pas jouer les coursiers le temps des vacances ?
Le coursier peut être soit salarié d’une entreprise, soit salarié d’une société de courses. Il faut avoir un bon sens de l’orientation, bien connaître les différents quartiers où l’on est amené à travailler et conduire prudemment (dans le respect du code de la route et avec un casque !).
Adressez-vous aux sociétés de courses en passant par les pages jaunes, rubrique « transports ». Autre idée de job, celui de livreur. En fonction de l’entreprise pour laquelle vous travaillerez, vous livrerez des plats cuisinés, des denrées alimentaires, etc.
S’ajoute à cela de la manutention : il faut décharger ce que vous transportez. A l’instar du coursier, vous conduirez sur un deux-roues et serez souvent en contact avec les clients.



L’intérim.
Si vous préférez vous engager pour des missions plus courtes et peut-être plus variées, l’intérim est sans aucun doute ce qu’il vous faut. Vous travaillez au rythme qui vous convient et un large panel d’emplois s’offrent à vous. Pas de secteur unique, toutes les branches professionnelles sont accessibles via l’intérim (à noter, une grande proportion des missions à pourvoir proviennent de l’industrie et les services.)
C’est aussi un bon plan si vous ne pouvez pas avoir un job étudiant à temps partiel pendant l’année, l’agence pourra vous contacter pour de petites missions ponctuelles (inventaires, remplacement, etc.).

Où chercher ?
Commencez par en parler à votre famille, votre entourage et faites jouer vos relations.
N’oubliez pas les petites annonces et affichettes à consulter ou à déposer dans votre quartier. Vous pouvez ensuite vous diriger vers des structures comme l’ANPE, le CROUS, les missions locales, le CIDJ ou encore trouver des jobs grâce aux sites internet spécialisés. N’hésitez pas à relancer les recruteurs (sans les harceler) et à multiplier les candidatures.
On ne le répètera jamais assez, mais ne vous y prenez pas à la dernière minute ! Vos chances de décrocher quelque chose seront moindres en juin-juillet.

La mission job d’été est un jeu qui en vaut la chandelle puisque vous ne reprendrez pas les cours en étant fauché ! Ce sera également une expérience enrichissante et l’occasion de faire une excursion dans le monde du travail.
De plus, à long terme, cette expérience vous sera bénéfique : les recruteurs seront moins frileux lorsqu’ils verront que vous avez déjà travaillé, même si ce n’est pas dans le secteur concerné.
Ainsi informé, vous avez toutes les chances de bien terminer votre course. Bonne chance !

Mayda Bakri